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09 Casse matérielle: appareil détruit Blessé: NON Mort: NON Date de l'accident: 18/04/02 Lieu: Coulommiers

Résumé: Autorotation verticale tournoyante mal maîtrisée

L'autogire de construction amateur 77 AEX du type "Guépard" avait une centaine d'heures et le pilote 2500 h sur ULM 3 axes et avion, et moins de 10 h d'expérience sur autogire formation y comprise. Il s'agissait de son 1er vol en solo sur type.

Après avoir effectué 3 ou 4 tours de piste à Coulommiers, il quitte celui-ci en fin de branche vent arrière vers le nord du terrain pour un vol local.
Alors qu'il se trouvait en pente de montée entre 250 et 300 m sol, il subit une forte oscillation en tangage probablement dûe à une turbulence, soit de sillage car il suivait un autre autogire, soit aérologique car l'appareil se situait sous le vent du bois au nord du terrain.
Après la turbulence, alors qu'il se trouvait en position de forte montée, le pilote réduit complètement les gaz et tire sur le manche afin de stabiliser la machine. L'autogire fortement cabré s'est immobilisé rapidement, puis est parti en autorotation verticale tournoyante sur la gauche. Malgré les efforts du pilote ayant mis le manche et les palonniers complètement à contre, la machine est descendue 3 ou 4 tours en autorotation verticale jusqu'au sol qu'elle a touché sur une roue du train principal puis a versé sur la droite dans le Colza qui a amorti le choc.
La machine a été très endommagée et le pilote non gravement blessé (Douleurs au dos). Le galet frotteur du prélanceur n'a pas été trouvé.

Commentaire: En premier lieu nous avons soupçonné le galet frotteur d'être à l'origine de la turbulence ayant déclenché la réaction du pilote, mais aucun impact sur l'hélice ou le rotor n'ont été trouvé. Il s'agirait donc bien d'une turbulence de sillage ou aérologique.
La consigne en autogire lors d'une turbulence, d'une oscillation ou d'un thermique trop fort est de réduire plus ou moins les gaz en fonction de la gravité de la perturbation, et de tirer très légèrement le manche. Puis de remettre rapidement le manche en position normale et les gaz en régime de croisière.

Dans le cas présent, le pilote était en forte pente de montée, suite à une réduction importante des gaz et une action à cabrer trop accentuée, la machine s'est très rapidement trouvée à vitesse nulle. L'appareil est naturellement parti en autorotation verticale à plat tournoyante dans le sens du rotor. Pour récupérer cette configuration de vol tout à fait normale (si elle eu été volontaire), le pilote a bien fait de mettre manche et pied à contre, cependant, ceci ne suffit pas. En effet, le pilote a gardé le manche en secteur arrière et les gaz réduits. Ainsi, sans acquérir de vitesse et sans souffler la dérive la machine n'était pas assez manoeuvrable pour sortir de cette configuration.

Il aurait donc fallu mettre pied et manche à contre, puis, tout doucement mettre du manche à piquer fortement afin d'acquérir de la vitesse. Enfin, remettre des gaz pour souffler la dérive et récupérer l'autorotation tournoyante.




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