AUTOGIRE.COM
04 Casse matérielle: Appareil détruit Blessé: NON 1 MORT Date de l'accident: été 2000 Lieu: Dordogne
Résumé: Crash suite à absorption d'oiseau dans le rotor
L'instructeur effectuait un vol d'essai sur la machine de sa conception, un biplace entièrement caréné. Au cours du vol, l'appareil se penche vers l'avant puis explose.

Les premiers résultats de l'enquête révèlent que des plumes sont retrouvés sur une pale brisée au 2/3 de sa longueur. Le choc du volatile (peut-être un corbeau) aurait fait éclater le bord d'attaque du rotor composite, l'air se serait engouffré par l'interstice et fait éclater la structure. L'appareil se serait alors penché vers l'avant et la projection de l'essence aurait fait exploser la machine. Il faut préciser qu'un rotor d'autogire tourne à près de 400 km/h en bout de pale avançante, ce qui donne une explication de la violence du choc. Difficile de dire si un rotor alu au lieu d'une structure composite aurait pû empêcher l'accident...

Cet accident d'autogire est, d'après nos connaissances, unique au monde, puisque généralement les oiseaux prennent bien soin de nous éviter, de plus nos machines sont assez bruyantes et lentes. Cet accident aurait pu avoir lieu avec un ULM 3 axes ou pendulaire et aurait peut-être eu des conséquences similaires. Tous les autres aéronefs sont concernés, surtout les avions de chasse et de ligne.

Modification du 23 novembre 2005:

En fait, s'il est vrai que l'oiseau serait l'élément déclanchant de l'accident, le rotor ne serait plus en cause...


En effet, j'ai pu lire une lettre du BEA disculpant entièrement le rotor, qui affirme que celui-ci n'a pas été cassé en vol, mais au sol, lors de la chute de l'appareil.
Pour confirmer cela, il suffirait de regarder la courbure de la pale cassée qui a supporté le poids de la machine au moment du crash. De plus, cette pale a été trouvée à proximité du lieu du crash, alors que si celle-ci s'était cassée en l'air on l'aurait retrouvée bien plus loin...D'autres analyses scientifiques ont été effectuées suite à des prélèvements, qui ont confirmé cela.

La thèse retenue:

Le rotor a bien pris un oiseau: des traces de sang du volatile l'attestent ainsi que la vidéo. La pale a transmis les vibrations au tube-mât de l'appareil. Ce dernier était spécifique, et le pilote (son inventeur) comptait déposer un brevet pour ce système novateur.
Il s'agissait en fait, d'un mat en 2 parties avec comme liaison, un bloc de nylon qui encaissait les vibrations naturelles du rotor.
Le tout n'était pas assuré par des bielettes comme la première machine qu'avait créé l'inventeur, et le système manquait sûrement de rigidité.
Donc, lors de l'impact de l'oiseau, la liaison entre les 2 parties de mât, n'a pas pu encaisser les vibrations et le pilote n'aurait pas pu bloquer fermement le manche central afin d'atténuer les oscillations. L'appareil a basculé vers l'avant et a pris feu.

Un autre incident de ce type a été relevé sur les forums américains: l'attaque d'un aigle qui défendait son territoire. Le pilote ne s'en est à peine rendu compte, et le volatile est ne s'en n'est pas aussi bien sorti... L'autogire a pu se poser sans soucis.

http://www.rotaryforum.com/forum/showthread.php?t=6353&highlight=eagle+strike

Hervé TERRASSON

 


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