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La
puissance est avec toi...
L'arrêté
du 23 septembre 1998 relatif aux ULM, avait introduit quelques failles
que certains n'ont pas hésité à exploiter.
Les multiaxes performants nous ont foutus dans la m...
Par exemple, concernant la motorisation des multiaxes, la puissance
continue était limitée à 60 kW pour les biplaces,
soit, près de 80 cv. Or les constructeurs de multiaxes cherchant
à séduire une clientèle haut gamme parfois issue
de l'aviation légère et à la recherche de performances,
aliés à un motoriste "arrangeant", ont diffusés
des machines équipées du Rotax 912 S FR. Ce moteur fabriqué
tout spécialement pour la France (c'est pour ça le FR...),
hum... était donné pour 80 cv maxi en continu, mais 100
cv pendant un certain laps de temps... A ne pas confondre avec le Rotax
914, qui lui est équipé d'un turbo assurant 115 cv, non
utilisable plus de 5 minutes, ce qui est parfaitement justifié.
Ainsi, on a vu apparaître des multiaxes croisant à près
de 300 km/h et bénéficiant de notre règlementation
ultralégère.
2
poids, 2 mesures...
Autre
dérive: l'arrêté limitant le poids des biplaces à
450 kg au décollage, pilotes et essence compris, et dans une configuration
de base (sans parachute, ni flotteurs) n'a pas empêché certains
constructeurs de proposer des machines pesant 286 kg, voir plus. Dans
ces conditions, il vous reste 164 kg pour le pilote, son passager, et
le carburant. Voilà de bonnes raisons d'entamer un régime
pour les pilotes bedondants que nous sommes. Ainsi certains décollaient
dans l'illégalité et après avoir consommé
une partie du carburant atterissaient dans l'enveloppe des 450 kg. Certains
autres étaient toujours dans l'illégalité...
On en est arrivé à une situation où, après
un accident, les gendarmes pesaient les restes de la machine, les victimes,
et si l'appareil n'était pas dans les 450 kg, l'assureur se libérait
de ses obligations, reportant la responsabilité sur le pilote et
laissant les familles dans un dénuement total... Imaginez leur
détresse psychologique et financière dans un tel contexte
sur fond de procès.
Ce
qui change avec la modification de l'arrêté:
Le SFACT, en collaboration avec la fédé a rajouté
certaines restrictions afin de couper court aux dérives de quelques
uns, et surtout de préserver notre règlementation ULM, à
laquelle nous sommes tous très attachés.
Concernant
la puissance, la notion de puissance continue a été gardée,
mais avec un ajout: de ne "jamais dépasser 60 et 75 kw"
pour les multiaxes mono et biplaces. Ceux-ci ont donc gagné
leurs 100 cv...
Concernant
les autogires, Xavier Averso et moi-même, lorsque "j'oeuvrais"
au sein de la fédé, avons eu pas mal de difficultés
à faire comprendre au comité directeur et au SFACT que la
puissance était vitale pour nos machines, non pour croiser plus
vite comme les multiaxes performants, mais bien par nécessité.
Les
autogires sont particulièrement énergivores !
En effet, autoriser plus de chevaux aux autogires ne permettait pas d'aller
plus vite car la vitesse au-delà de 180 km/h devient difficile
à gérer, même pour un gyro stable.
Pour
nos machines, plus de chevaux signifie aussi une amélioration de
la sécurité car nous disposons d'une réserve de puissance
en cas de coup dur; Par ailleurs, nous sollicitons moins nos moteurs,
ce qui leur assure une meilleure perénité et une consommation
moindre.
Enfin, plus de chevaux autorisés, c'est plus de choix par rapport
à l'offre moteur. Je m'explique: si le mouvement gyro est lent
à se développer c'est notamment dû aux prix des motorisations.
Pour un monoplace, un Rotax 582 de 65 cv pas trop onéreux fera
bien l'affaire, par contre pour un biplace nécessitant au moins
100 cv, les prix de chez Rotax augmentent exponentiellement !
Avec la nouvelle règlementation nous allons donc avoir plus de
choix, notamment des Subaru plutôt économiques à l'achat..
Là où le bât blesse, c'est que les avionneurs amateurs
vont devoir déposer un dossier technique au SFACT/N, ce dernier
voulant suivre de près la puissance desdits moteurs... Or, ce dossier
va surement en rebuter plus d'un !
Serait-ce la fin des avionneurs amateurs ?
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PUISSANCES
AUTORISEES POUR LES AUTOGIRES
Attention ! les données en chevaux
sont approximatives...
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Avant
arrêté du 23 sept 1998
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Après
modif du 04 mars 2004
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| Autogire
monoplace |
60
kW (80 cv) en puissance continue
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idem,
mais ne devant jamais dépasser:
75 kW (102 cv)
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| Autogire
biplace |
80
kW (108 cv) en puissance continue
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idem,
mais ne devant jamais dépasser:
90
kW (+120 cv)
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Concernant
le poids, l'administration a exigé qu'au moment de la vente, tout
ULM soit accompagné d'une fiche de pesée. Cela évite
que certains constructeurs professionnels, ou constructeurs amateurs d'ULM
peu scrupuleux sous-estiment le poids exact des machines auprès
de leurs clients.
Cette disposition ne rajoute pas grand chose car le poids est normallement
spécifié dans le manuel de vol. Les dérives n'ont
seront que plus voyantes...
A
noter, et sauf erreur de ma part, qu'il n'est pas prévu d'autorisation
de poids supplémentaire pour les autogires équipés
de flotteurs. Par contre, les ULM de classes 2 et 3 (pendulaires et multiaxes)
dotés de cet accessoire, peuvent avoir leur masse augmentée
de 10 %.
Les
autres modifications de l'arrêté:
Pour la plupart, les autres modifications nous touchent peu car elles
concernent surtout les multiaxes performants ou éclaircissent des
zones d'ombre dans la règlementation:
- Transport
aérien interdit, seul le batpème est autorisé dans
la limite de 40 km, vol sans escale avec point de décollage et
d'atterrissage identiques. Pas de temps de vol défini.
-
Vol de nuit interdit, seul le VFR de jour est autorisé
-
Exigences supplémentaires pour les ULM équipés de
trains rentrants et d'hélice à pas variable
-
Règles à définir pour le montage des parachutes de
secours......
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ULM
Classe 4, dit autogire ultra-léger:
Arrêté du 23 septembre 1998,
suite à la modification du 04 mars 2004
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| Monomoteur
dont la puissance maximale continue est inférieure ou égale
à 60 kW pour un monoplace et 80 kW pour un biplace. |
| La
puissance maximale est inférieure ou égale à
75 kW pour un monoplace et 90 kW pour un biplace. |
| La
masse maximale est inférieure ou égale à 300
kg pour un monoplace et 450 kg pour un biplace. Ces masses peuvent
être augmentées de 5 % pour un autogire équipé
d'un parachute de secours. |
| La
charge rotarique à la masse maximale est comprise entre 4,5
et 12 kg au m2 |
H.
Terrasson le 12 juin 2004.
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