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Le
résumé:
U
N COUP DE GYRO, UN COUP DE PINEAU !
Le
rassemblement de St Ciers organisé par le Gyro Club Charentais
a été, une fois de plus, un vrai succès !
La météo relativement pluvieuse de ce week-end du 8 mai
n'a pas facilité la navigation des appareils s'y rendant, mais
n'a pas empêché quelques bretons, parisiens ou autres convives
de faire le grand saut. Cela fait plaisir de voir des autogires, que certains
appelaient naguère des "sautes-haies", naviguer dans
des conditions climatiques difficiles.
Heureusement, une fois sur place, la météo est devenue beaucoup
plus clémente avec un vent fort et des éclaircies... un
temps de gyro quoi !
Une
quinzaine de Magni rutilants étaient alignés sur la piste,
ainsi que quelques constructions amateurs, trop peu nombreuses, mais toujours
bienvenues. Il faut dire que le "maître" des lieux est
Eric CHANGEUR, revendeur Magni, mais qui a commençé comme
tous les anciens sur des machines bricolées par ses soins...
Ce rassemblement à dimension humaine mise sur la convivialité
et la qualité, d'ailleurs, quasiment tous les appareils ont volé
et même très bien !
La
cerise sur la gâteau a été la présentation
en statique du tout nouvel autogire FUTURA.
La qualité de fabrication est surprenante pour cette machine tout
carbone et chassis tétraédrique, à cellule autoportante.
La machine complète a été pesée sous nos yeux
à 226 kg (Belle performance eu égard à l'envergure
de la machine), non compris le rotor Sport Copter de 8,53 m, et l'imposant
porte pale, un peu lourd à mon goût... Suite aux différentes
tergiversations, la motorisation est finalement un Rotax 914, bien adapté
pour ce type d'autogire "haut de gamme".
Enfin,
remercions tous les bénévoles du Gyro Club Charentais qui
se sont dépensés sans compter pour nous offrir un week-end
de rêve au milieu des rotors !
Hervé
TERRASSON, le 24 mai 2004.
Des
Magni ! des Magni !!
Malheureusement,
nos potes belges ne sont pas venus pour l'édition 2004 du rassemblement
de St Ciers, et quelques autres ont dû rebrousser chemin à
cause de la météo. Quant aux italiens, ils assuraient l'assistance
du Global Eagle qui a entrepris le tour du monde.
Mais parlons plutôt des présents... Tout d'abord, le gyro
d'Eric Changeur (A2) n'a pas arrêté de voler, soit dans les
mains de son propriétaire, soit dans celles de Gilles Finet, instructeur
gyro récemment nommé. (A1, A3, B1, B2).
La bande à Bonnot (Gérard) était venu de Guérandes
(B3), avec notamment Jacky et Rosy Dufour (C1).
Etait présent aussi, un Magni monoplace superbement préparé
par Eric Melun (pilote gyro et mécano hélico), et piloté
par un pilote d'Air France...que du beau monde ! (C3) Cela dénote
une évolution dans le mouvement autogire qui se développe
aussi par une nouvelle clientèle plus éxigente issue de
l'aviation professionnelle.
Nos
amis portugais, décidément très exigents, nous ont
amené sur remorque un super Magni, avec des modifications perso.
Tout d'abord un cône d'hélice a été rajouté,
plus pour l'aspect esthétique que pour le gain de performances...
(D1).
Ensuite, et c'est beaucoup plus intéressant, un système
de volets permet de réguler le refroidissement du moteur (D2, D3),
avec une molette dans le cockpit et les couleurs qui vont bien (E1). Bon,
je sais ce que vous allez penser: c'est se prendre la tête et alourdir
sa machine pour pas grand chose... mais bon c'est du bel ouvrage !
Enfin, ils ont conçu une petite pièce se crochetant sur
la manette des gaz, qui permet de garder le frein serré. (E2).
A noter que ceux-ci sont immatriculés en France, et nous rappelle
que notre règlementation ULM est bienveillante à notre égard,
contrairement à certains pays européens...
Enfin,
il y avait un Magni biplace intime à vendre dans les 30.000 €
(E3), pour plus de renseignements, appeler Eric Changeur.
Les
rois de la bricole:
Concernant
les autogires de construction amateur, il est vrai qu'il n'y avait pas
foule ! Effectivement, on en trouve plus au rassemblement du Bois de la
Pierre historiquement orienté vers ce genre de machines.
Cependant, et malgré la météo, Roland Kloéti
et quelques acolythes ont fait la transhumance de la région parisienne
! (F1), et naviguer avec ce genre de gyro qui ne pardonne pas tellement
de fautes de pilotage, et dont la puissance est limitée, ce n'est
pas la même chose que de naviguer avec un Magni rutilant !
Etait présente, une autre machine de construction amateur avec
des sous-éléments Magni, et équipée d'un moteur
Subaru. (F2)
Enfin,
Jeannot Cohen (G1), un gars du sud, nous a présenté une
superbe machine, qu'il a construit selon les plans de Michel Deluc.
En fait, cette construction est l'exemple typique de ce qu'on souhaiterait
à tout pilote n'ayant pas les finances de s'acheter un Magni ou
consors... mais ayant de solides connaissances en autogire et en mécanique
!
Tout d'abord, les pilotes sont hauts perchés et l'hélice
est placée le plus bas possible grâce à la "cassure"
du tube quille. (G3) Ceci garantie une bonne stabilité de la machine,
conjointement à un plan horizontal bien dimensionné.
Le moteur est un Subaru EA 81 (1800 cc) de 85 kg issu d'un 4x4 acheté
(complet !) en Suisse. La réduction est assuré par Hirth,
et Jeannot a sous-traité la préparation de son moteur par
un professionnel (Jacobs Sport à Pau) qui a sensiblement amélioré
la puissance du bloc pour un coût supplémentaire de 3.000
€. En effet, il en tire 115 cv à pleine puissance et 100 cv
à 4000 tours. En tout, le moteur lui est revenu à 9.000
€, ce qui est loin des plus de 20.000 € de chez Rotax...
Le prélancement est assuré par un démarreur, solution
simple et peu onéreuse, mais dont les performances sont loin du
fléxible, l'instrumentation est sommaire et sans concession, voilà
de quoi se faire bien plaisir pour un coût (relativement) raisonnable.
Par contre, n'allez pas dire à Jeannot qu'il suffit d'une semaine
pour construire ce genre de gyro, il le prendrait très très
mal !!
Retrouvez
d'autres photos de cette machine dans la galerie photos du site, rubrique:
"Prototypes et divers 3/3" ICI
SCOOP : la présentation en statique du nouveau FUTURA !
Le
Futura est un autogire très récent, puisqu'il s'agit ici
du deuxième appareil produit par la société espagnole
Aerocopter (www.aerocopter-europa.com).
C'est un appareil très haut de gamme biplace côte à
côte dont l'apparente similitude avec un hélicoptère
n'est pas un hasard. En effet, la cellule est celle d'un hélicoptère
américain très connu puisqu'il s'agit de l'Exec de RotorWay.
Cette cellule a déjà été utilisée par
la passé pour la construction d'un autogire, il s'agissait du Commander
147 A d'Air Command (photo ci-contre). J'avais effectué un baptème
sur cette machine que j'avais trouvé lourde et particulièrement
instable. Mais la comparaison s'arrête là puisque d'une part
nous n'avons pas encore vu le Futura voler, et que d'autre part le concept
en est bien différent. En effet, le Futura est "haut sur pattes",
donc avec un centre de gravité élevé, et équipé
de 3 dérives mobiles ainsi que d'un plan horizontal de bonne dimension.
Donc, malgré la taille imposante de la cellule, la stabilité
en tangage devrait être bonne, et en lacet, cela devrait suffire...
Le problème des autogires biplace côte à côte
est lorsqu'on veut voler seul à bord, il est nécessaire
de mettre une gueuse en place passager, alors que sur les tandems, le
passager en place arrière se trouve proche du centre de gravité
ce qui modifie très peu le centrage de l'appareil qu'il soit en
mono ou en biplace. Par ailleurs, il est bien dommage de lester un appareil
où tant d'efforts on été faits pour qu'il soit ultraléger...
En effet, la coque est autoportante à grand renforts de carbone,
donc pas de tube quille qui avance jusque dans la cellule. Autour du moteur,
et jusque dans les jambes de trains, un chassis soudé tétraédrique
assure la solidité, en plus d'un tube-mât conventionnel en
section rectangulaire que l'on aperçoit très bien sur la
photo 2K. Ainsi, la pesée s'est faite sous nos yeux à 226
kg, sans le rotor Sportcopter de 8,53 m et le porte-pales (très
lourd !), ce qui représente une belle performance pour une machine
de cette dimension.
Dans le cockpit, la place disponible est impressionnante et de nombreux
rangements ont été prévus, notamment sous les sièges
où 2 grands "bacs" peuvent accueillir le nécessaire
à voyager. 2 vides-poches sont prévus de chaque côté,
où les cartes aéro pourront s'entasser sans problème.
Derrière la console d'instrumentation façon hélico,
devrait pouvoir tenir une petite tente, en faisant attention de ne pas
bloquer les palonniers, quoique à part quelques manoeuvres critiques,
cela ne dérangera pas trop le pilote...
En deux mots, le voyage devient possible en autogire, avec la possibilité
d'emporter des "bagages", ce qui n'est pas évident avec
un biplace en tandem et 2 personnes à bord...
Par contre, si la cabine d'un autogire côte àcôte offre
plus de place qu'un tandem, outre la traînée induite, la
cellule "cache" l'hélice ce qui dimininue d'autant le
rendement du groupe motopropulseur. D'ailleurs, si vous regardez tous
les autogires qui ont été créés par le passé,
exception faite du J2 Mc Culloch, la plupart étaient en tandem.
Ceci-dit, le côte à côte garde sa cote auprès
de la clientèle puisqu'il en existe d'autres: RAF, UFO, Kahu...
Peut-être que le rêve de l'hélico n'est pas loin...
Enfin, la configuration côte à côte est beaucoup plus
conviviale pour l'emport de passager, et notamment pour l'instruction.
Nous
avons vraiment hâte de voir le FUTURA en vol !
Retrouvez
d'autres photos de cette machine dans la galerie photos du site, rubrique:
"FUTURA" ICI
Votre
dévoué webmaster sur le chemin du retour, on the road again...

PS
: Mille excuses à ceux que j'oublie !!
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Quelques
vues d'ensemble:



Un
cousin (très) éloigné...

La
pesée du pèpère:

Le
porte pale SportCopter, c'est pas de la gnognotte !!

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