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Même
si vous ne verrez au rassemblement du Bois de la Pierre "que"
50 ou 70 autogires, dont une partie non négligeable non volante,
ne vous y fiez pas, celui-ci est l'un des plus importants au monde ! Même
le rassemblement américain (Bensen Days) ne pas fait pas beaucoup
mieux.
Important par le nombre de personne s'y rendant pour une discipline aussi
confidentielle, mais aussi par la diversité des machines exposées.
En effet, c'est ici le berceau de la construction amateur autogire, grâce
notamment à Xavier Averso, mais aussi d'autres personnes plus anonymes,
certaines travaillant dans des sociétés de construction
aéronautique à Toulouse. Ainsi se mélangent des constructeurs
ingénieurs et de "simples" mécaniciens automobile
ingénieux, ce qui confère au site un savoir-faire indéniable
en matière d'autogire, qui a rayonné dans le sud, mais qui
a fait particulièrement défaut au nord de la France. L'autogire
s'est donc développé là-bas... Des raisons climatiques
s'y ajoutent puisque les vents assez puissants dans la région ne
font pas peur à nos machines.
L'arrivée d'un règlementation ULM incluant les autogires,
et l'apparition de constructions "industrialisées", telle
que Magni, a donné un coup de fouet à l'activité
souffrant par ailleurs d'une confidentialité inhérente à
l'esprit même des constructeurs amateurs.
La
météo pluvieuse n'a pas favorisé l'édition
2004 du Bois de la Pierre, mais ne l'a pas empêché d'être
aussi conviviale qu'à l'accoutumée.
Les
fournisseurs de sous-ensembles:
Bien
entendu Xavier Averso était présent puisqu'il s'agissait
du maître des lieux, il a présenté sa machine biplace
(A1, A2) qui a formé tant de pilotes... Est-ce utile de rappeler
que Xavier est fabricant de pales en composites, portes-pales et têtes
rotors depuis déjà longtemps... (A3). Enfin, il propose
toujours ses plans de monoplace Guépard (B1), ainsi que d'autres
sous-ensembles pour autogires. Pour plus d'informations, allez voir son
site: www.averso.info
Dans
la série des fournisseurs institutionnels de machines, pales en
alu et sous-ensembles, était aussi présent Jean-Pierre Doléac
de la société Air Copter( http://aircopter.chez.tiscali.fr/).
La photo B2 est intéressante car on y voit les deux machines de
Jean-Pierre, l'ancienne à droite sans plan horizontal (pas bon
pour la stabilité...) construite en tubes ronds, et à gauche
la plus récente équipée d'un bon plan horizontal,
et winglets stabilisant en lacet suite à l'ajout d'un carénage
complet. Celle-ci est construite avec des "tubes" alu de section
rectangulaire à ailettes (en H) dont Jean-Pierre est l'initiateur
et qu'il nous avait présenté à Blois
en 2002 (autres photos: B3, C1, C2).
Bien
sûr était présent notre ami Michel Deluc (C3), qui
lui, propose des plans d'autogires de toute beauté. Ceux-ci représentent
ce qui se fait de mieux dans le style "épuré".
Nous déjà parlé de ses plans, certes un peu onéreux
mais très bien documentés et accompagnés d'un CD-rom
de photos (plus
d'infos ici).
Les
rois de la bricole:
Du
côté des constructeurs amateurs, et comme il se doit au Bois
de la Pierre, il y avait une grande diversité de machines dont
notamment deux beaux monoplaces construits par Henri Lascombes (D1, D2,
D3) dont on avait déjà parlé à Blois
2002, un type floridien avec un centre de gravité surélevé
et une dérive haute (E1).
Un appareil équipé d'une cabine intégrale et doté
d'un moteur d'avion était présent (E2, E3, F1). Trop lourd
pour être immatriculé ULM, ce dernier était en CNRA,
quelques tracasseries administratives en plus... L'ensemble est superbement
construit, mais un peu bruyant...
On a pu voir par ailleurs une belle machine monoplace construite par François
Dedieu (F2, F3, G1, G2), qui dans le concept, ressemble au JT5 de Tervamaki,
dont s'est inspiré Magni pour créer le M20 Talon (G3).
De nombreuses autres constructions amateurs étaient présentes
au Bois de la Pierre, et il est malheureusement impossible de toutes les
détailler ici...
Les fabricants d'autogires:
C'est
assez récent de voir des constructeurs d'autogires "en série",
au Bois de la Pierre, puisque certains se sont lancés très
récemment sur le marché européen.
A part un Magni esseulé, et la présentation du Futura que
l'on a vu récemment à Angoulème (voir
article), le scoop était la première d'un ELA, très
belle machine espagnole concurrençant Magni. A noter que gyro a
été équipé d'un parachute pyrotechnique. L'intérêt
de celui-ci, outre le fait de gagner 5% sur la charge utile n'est pas
démontré. En effet, il n'y pas encore eu d'essais d'actionnement
de parachute sur un autogire. Le problème, est évidemment
le rotor, qui en tournant, risque de contraindre l'ouverture dudit parachute.
Or, quand pourrait-on l'utiliser sur un autogire: suite à un arrêt
du rotor consécutivement à une cloche, une oscillation,
ou une destruction du rotor. Dans ces cas là, le rotor met quelques
secondes à s'arrêter net, laissant toutes les chances au
parachute d'oeuvrer. Néanmoins, il est vrai qu'en autogire, on
a tendance à voler à basse altitude, et qu'il faut un sacré
sang froid pour déclancher la procédure d'urgence. Aura-t-on
le temps de s'en sortir dans une telle configuration ?
Scoop
! présentation de l'hélicoptère H2 Dynali:
Autre
nouveauté au rassemblement du Bois de la Pierre: les hélicos
s'en mèlent !
En effet, un exemplaire du Dynali H2 était exposé. Cet hélicoptère
belge, équipé d'un Rotax 914 est donné pour 165 km/h
et 80.000 €...
Daniel Michau, l'importateur français est en train de l'immatriculer
en CNSK2, afin de pouvoir le commercialiser.
Quel est l'avenir des hélicos ultra-légers en France? pour
l'instant, il n'est pas question d'intégrer ceux-ci dans une nouvelle
classe ULM. Néanmoins, la fédé (FFPLUM) y songe,
mais ce n'est pas gagné d'avance. En effet, les hélicos
sont des machines fines à piloter, la panne moteur est délicate
à gérer, or, dans le monde de l'ULM on est sensé
pouvoir voler lentement afin de poser facilement en cas de panne moteur.
Cette aptitude nous autorise à utiliser des moteurs non certifiés,
sensés être moins onéreux que les autres... Le débat
n'a pas finit de faire rage dans le milieu ulmiste !
A
noter que les hélicos ultralégers sont tout de même
beaucoup plus chers que le haut de gamme de nos gyros. En effet, il faut
compter dans les 80.000 €...en kit. Si vous ajoutez le coût
de la construction et le brevet hélico, la facture va s'envoler,
sans compter l'entretien.
En attendant, nos gyros se développent, et, outre le coût
moindre, la facilité de pilotage, la sécurité en
cas de panne moteur, il est probable que les formules de gyros sauteurs
fassent leur apparition pour couper court aux véléités
des hélicos.
Par ailleurs, des constructeurs des pays de l'Est, voir même d'Asie,
pourraient faire baisser les coûts, cela en espérant que
l'on trouve des motorisations moins onéreuses...
Mais
ce ne sont que pures spéculations !
H.
Terrasson, le 12/06/04
Photos:
Roland Lesquesne et Michael Obermaier.
Bois de la Pierre 2004: (Bis)
Retrouvez
80 photos de cet exceptionnel rendez-vous aéronautique sur le site
de Xavier Averso.
Pour
ceux qui n'ont pas pu faire le déplacement à Toulouse, le
Gyro Club du Bois de la Pierre a décidé d'éditer
un DVD que vous pouvez commander sur le site de Xavier, pour 39 €
frais de port compris. Vous y verrez...ben quoi ! des gyros, des gyros
et encore des gyros !! (le
13 juillet 2004)
PS
: Mille excuses à ceux que j'oublie !!
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Vues
d'ensemble:


Des
moustiques ? non une patrouille de gyros !

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