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- Rassemblement ULM BLOIS 2005 -

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BLOIS 2005:

Le succès du rassemblement de Blois est à l'image de celui du mouvement ULM: A peu près 6.000 adhérents à la fédé (www.ffplum.com) en 2000, puis 8.000 en 2003, nous en sommes maintenant à plus de 10.000...
C'est le résultat d'une réglementation ULM libérale, et d'un fédé forte pour nous garantir nos acquis.
Le salon aurait accueilli quelques 50.000 personnes, et l'arrivée des machines, telle une nuée de moustiques était réellement impressionnante !
Tout cela sans radio et sans incident. Ca, c'est un clin d'oeil pour nous amis de l'aviation légère qui ne peuvent s'en passer...

Quant à l'autogire, son renouveau n'est que très récent. C'est à partir de 2-3 ans que nous pouvons voir de nouveaux constructeurs apparaître.
Cette année, il y a eu quelques nouveautés, et chacun commence à prendre ses positions sur un marché restreint, mais attirant de plus en plus de pilotes issus de l'aviation légère ou ultra-légère.

LES AUTOGIRES MONOPLACES:

1/Le DF02 de Gyrotec:

Michaël Obermaier (boss de Gyrotec) était présent avec son superbe monoplace entièrement caréné. Malheureusement, la machine n'était pas encore terminée, et n'était exposée qu'en statique. Nous suivrons le développement de ce monoplace haut de gamme, dont nous avons récemment parlé. En tous cas, nous avons pu faire la connaissance de Michaël, que nous ne connaissions que par le biais d'internet. C'est vraiment un chic type ! Il a abreuvé le stand Magni de bière, pendant qu'Eric Changeur le concurrençait avec son pineau... Ca, c'est de la concurrence festive !

Contact: Michaël OBERMAIER GYROTEC

2/L'AIRBET: pas si con que ça !

L'Airbet, est lui construit en Espagne. Nous l'avons aperçu à plusieurs reprises, notamment lors du rassemblement du Bois de la Pierre.
La conception de cette machine est atypique car la structure est en tubes d'acier coudés et soudés. La solidité ne devrait pas poser de soucis. Par contre, avec un chassis soudé, il ne faut pas poser trop fort, sinon, il est bon pour la poubelle ! Mais c'est le lot de bien d'autres machines: Magni, MT03, ELA...
Le rotor est en alu anodisé noir du plus bel effet, et les carénages sont plutôt agréables à l'oeil. Quant aux rotules de commandes, elles sont bien conformes: en 10 mm, contrairement à ce que j'ai pu supposer précédemment.

Nous avons pu voir une démonstration en vol tout à fait satisfaisante, pour un autogire de série dont le prix est le moins cher du marché: 17.400 €. Ceci dit, c'est un monoplace équipé d'un Rotax 503, dont la puissance laisse à désirer pour les plus lourds d'entre nous.

Ce qui est moins satisfaisant, ce sont des doutes au niveau de la sécurité passive de la machine. On ne cesse de le répéter depuis des années, pour être stable, un autogire doit avoir un centre de gravité surélevé, et/ou un plan horizontal de bonne dimension.Ce qui n'est pas le cas.

Nous en avons parlé avec le concepteur sur les forums, ce dernier assure que sa machine est malgré tout stable en affirmant que, d'une part, nous ne l'avons pas essayée (c'est vrai !), et d'autre part, que le plan horizontal est soufflé par l'hélice donc plus efficace (c'est vrai aussi !).

Certes, mais les principes de base de la stabilité des autogires sont scientifiquement prouvés, mais surtout confirmés par des milliers de machines dans le monde, et des dizaines de morts qui n'en connaissaient pas les fondements, ou qui les ont ignorés...

Ce n'est pas grand chose que de rallonger le plan horizontal, tout de même !
Autrement, et sous réserve de la stabilité, cela reste une bonne opportunité pour un budget très serré.

Contact:Xavier Llobet http://www.airbet.net/

La dernière alternative pour acheter un monoplace de série, en attendant que la concurrence se mette en place, reste le Magni M18, dont le prix somme toute raisonnable, s'élève à 25.000 € TTC pour une sécurité et une solidité ayant fait ses preuves, et équipée d'un Rotax 582 de 65 cv, d'un carénage et d'un bon prélanceur. Par contre, le poids est conséquent. Ca vaut parfois le coup de s'endetter un peu plus...

Enfin, il existe la construction amateur, où les très bonnes affaires côtoient les pires !
Par exemple, il y avait à Blois un petit monoplace ayant sûrement une bonne dizaine d'années, vendu d'occasion par un particulier, dans les 6.000 €. Celui-ci était équipé d'un simple 503 avec un stabilisateur de très petite taille.
Bref, la "bonne affaire" n'en était pas une, à moins que l'acheteur ait été prévenu des défauts de celle-ci.
Je ne donne pas cher de la peau du pilote débutant ayant appris sur une machine stable, et se retrouvant sur celle-ci, dans cet état !
Pourtant, de bonnes affaires existent en construction amateur, mais de grâce, demandez des conseils à votre instructeur avant d'acheter n'importe quoi ! Ca n'est pas de l'aéromodélisme, vous serez dedans !


Crédits photos:Jacques HOUDAILLE.

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Airbet
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LES AUTOGIRES BIPLACES:

1/ Le Futura:

Cette machine haut de gamme très récente dont nous avons déjà parlé, n'a jamais été montrée en vol à Angoulème, au Bois de la Pierre ou à Blois.
Un autre exemplaire a pourtant volé, mais a été victime très récemment d'un regrettable accident qui a tué un de nos amis: Gaëtan Thiercelin.
Cela faisait quelques années qu'il était pilote d'autogire, et nous regretterons tous sa gentillesse...
Nous ne savons pas grand chose de l'origine de l'accident, si ce n'est que la machine avait été modifiée pour des raisons de gains de poids de l'ordre d'une trentaine de kilos (c'est énorme !), notamment par le remplacement du rotor américain Sportcopter par le Aircopter français.
Ces deux rotors ayant fait leurs preuves respectivement des deux côtés de l'Atlantique, il y a peu de chance qu'ils en soient la cause de l'accident. Sauf que le second étant beaucoup plus léger, le centrage de la machine a sûrement été modifié.
Mais laissons le BEA mener l'enquête, il peut y avoir de multiples causes à l'origine d'un accident sans que la machine y soit pour quoi que ce soit, à commencer par la perte de connaissance du pilote par exemple.
En attendant, nous avons perdu un pote...

Contact: http://www.aerocopter-europa.com/

2/ Le ELA:

En ce qui concerne ELA, il y a quelques nouveautés.
Tout d'abord, il y a eu par le passé de gros problèmes de distribution entre la société ELA et son revendeur français Aircopter, puis avec l'autre revendeur: Aerotrophy, leader sur le marché de l'ULM multiaxes.
Depuis, la distribution a été reprise par Médoc-Ulm-Evasion sous l'enseigne commerciale "ELA France".

Modif du 25/06/06, ULM médoc services a été écarté de l'importation par le fabricant ELA, qui a été maintenant confiée à Raidair Aventure.

Cette machine initialement inspirée de Magni, puis ayant largement inspiré le MT03 allemand, s'est maintenant ressourcée chez Magni en proposant comme son concurrent, un petit saute-vent arrière afin de protéger le passager.
Vous n'avez rien compris ? c'est normal...
A noter que cette protection a une forme dissymétrique (échancrée à gauche), afin que l'instructeur en place arrière puisse avoir des instruments de bord intégrés dans le saute-vent. Un peu surprenant, mais utile...

Le ELA aurait été fabriqué à plus de 70 machines dans le monde, notamment en Afrique du Sud et en Australie, ce qui paraît étonnant vu la récence de la production, et le peu d'échos qu'on en a sur internet...

Le poids est de 277 kg équipé d'un Rotax 914, et +13 kg avec un parachute. A noter que seul ELA, à part quelques fabricants américains d'autogires, proposent des parachutes.
Ce choix est contesté dans la mesure où généralement, on vole à relative basse altitude ne permettant pas une ouverture optimale du pépin. Par ailleurs, il faut que le pilote prenne une décision rapide et que la goupille de protection dudit parachute soit retirée avant le vol. Enfin, l'actionnement de parachute n'a jamais été essayé en autogire.
Ceci dit, les quelques 3.000 € de coût supplémentaire sont peu de chose par rapport au prix de nos biplaces, et la vie n'a pas de prix...
Les concurrents devraient donc s'en inspirer, peut-être qu'un jour cela sauvera l'un de nos pilotes. En tous cas, en 3 ans, cela aurait pu en sauver 2, rien qu'en France, le rotor s'étant arrêté net en moins de 4 secondes.

Le prix du ELA est annoncé à 52.000 € TTC sans le parachute.
Le dossier technique est en cours de traitement par l'administration, et un site internet dédié devrait apparaître rapidement.

Contact: Raidair Aventure, www.raidair.com

3/ Le XENON:

Deux Xénon étaient présents à Blois, et on a pu les voir voler.
Sans avoir pris de mesures précises, nous avons constaté que les performances étaient très en retrait par rapport aux Magni, MT03 ou ELA qui volaient en parallèle, et c'est tout à fait normal ! La traînée augmente au carré de la vitesse, un côte à côte, quand bien même caréné, ne sera jamais aussi performant qu'un tandem, à moins que ce dernier ressemble à des bouts de tubes dans tous les sens sans carénage ! De plus, l'hélice cachée par le carénage, ne peut avoir un bon rendement sur ce type de machine.
Mais est-ce bien important à vos yeux ? Si vous voulez voler vite, autant voler en multiaxes, pas en autogire. Ainsi, si vous voulez profiter de la convivialité d'un gyro côte à côte, dans une cabine fermée, et que cela ne vous dérange pas de vous faire "griller" par les tandems performants, vous pouvez opter pour un Xénon.
Le problème étant que vous solliciterez plus les gaz, entraînant plus de consommation et de bruit. Le confort se paie !

Sur les 2 machines présentes, il y avait 2 versions de prélanceurs: le type "démarreur", et le type mécanique. Un conseil, oubliez le premier, les distances de décollage sont plutôt longues sans vent, investissez plutôt dans le second, plus performant pour quelques 2.260€ de plus, ça ne vaut pas le coup de s'en passer...

En ce qui concerne le moteur du Xénon, il s'agit toujours du Hirth F30 équipé de 2 soufflantes pour assurer le refroidissement. Nous nous posons beaucoup de questions concernant le choix de ce moteur non équipé de refroidissement liquide. D'autant plus que le Xénon est normalement équipé d'un joli carénage moteur. Ceci dit, les carénages moteur étaient retirés pour l'occasion, car la température à Blois était plutôt élevée.
Maintenant, équiper un propulsif de ces carénages, nous parait plus "vendeur" qu'utile, d'autant plus que les autogires ont des configurations de vol, où les risques de surchauffe sont élevés, par exemple, lors des vols lents. Enfin, pour la prévol, c'est plus facile d'accès!
Quant au choix du moteur F30 ayant parfois mauvaise presse dans le monde ultraléger (à tort ou à raison), nous laisse penser que l'utilisation de son petit frère le tricylindre Hirth de 100 cv refroidi par eau aurait été sûrement plus judicieuse. Ou alors, carrément passer à la concurrence en utilisant des moteurs Rotax, beaucoup plus onéreux, mais dont la fiabilité rassure.

En ce qui concerne le tarif, il est indéniable que le Xénon est le moins cher des autogires biplaces.
Cette différence de prix s'explique notamment par l'utilisation d'une motorisation 2 temps Hirth, alors que les concurrents utilisent souvent du 4 temps Rotax, dont les tarifs sont dissuasifs.
Des 36.000 € initiaux, si vous rajoutez un vrai prélanceur et 2 portes, vous arrivez à près de 40.000 €, si vous rajoutez la construction par l'usine, vous atteignez les 47.000 €.
En admettant l'hypothèse que le constructeur remplace le moteur Hirth par un Rotax 914, le prix serait dans les 58.000 € clés en main... le même prix que les concurrents.
En attendant, il est le seul à être proposé en kit, ce qui se révèle être une opportunité pour les amoureux de la mécanique.
Concernant la motorisation, ABS a pris un gros risque en se démarquant de la concurrence, on verra donc à l'usage, car le Xénon commence sa production depuis peu, il va falloir qu'il nous prouve sa fiabilité. Mais ça, c'est le lot de toute société qui innove...

Additif du 10-10-05:

3 jours après la diffusion de cet article "prémonitoire", ABS nous informe sur son site internet que d'autres motorisations pourront être installées sur le Xénon.
Le moteur F30 reste au catalogue, et la machine prend au passage une substantielle hausse de tarif, soit 40.664 € TTC en kit sans les portes, donc à peu près 48.000 € TTC pour la machine clés en main.
Comme nous l'avions supposé, l'autre moteur Hirth, le tricylindre 3701 serait proposé au même prix.
De la même façon, ABS s'ouvre à la motorisation Rotax qui fait l'unanimité dans le mouvement ULM. Les tarifs ne sont plus du tout les mêmes, et propulsent le Xénon de la machine la moins chère du marché... à la plus chère, dans la version Rotax 914 avec de nombreuses options: prélanceur mécanique, portes, cuir, chauffage cabine... Celle-ci émarge à 58.364 € en kit, soit un peu moins de 66.000 € TTC clés en main.
A noter que le Magni M16 qui était jusqu'à présent le plus cher des autogires, est, dans sa version "toutes options" à 63.600 €. Ceci dit, Le M21 entièrement caréné qui est encore en développement, devrait dépasser le Xénon, en termes de tarifs.
Quant on aime, on ne compte plus, parait-il !

Nous regretterons qu'ABS fasse des annonces alors que les nouvelles motorisations, ne sont, à priori, ni installées ni testées. Généralement, la logique industrielle et surtout aéronautique, sous-entend la mise au point d'une machine, puis le lancement sur le marché...
Par contre, nous ne pouvons que saluer la réactivité du constructeur particulièrement à l'écoute de la clientèle.
Dernière remarque: nos autogires biplaces ne sont pas prêts d'être financièrement accessibles si Rotax s'accapare le "créneau" en évinçant la "brèche" Hirth !

Contact: http://www.absaerolight.com

Crédits photos: A1 et B1: Michel de Bretagne. A2, A3, B2: Jacques HOUDAILLE.

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Xénon
Xénon
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4/ Le MT03 d'Autogyro Europe:

Cette machine est importée par JP Doléac (Aircopter) qui fournit d'ailleurs le rotor.
Initialement très fortement inspirée du ELA, celle-ci commence à s'en démarquer avec une qualité de construction à la germanique, et quelques innovations, notamment sur la version haut de gamme des carénages partiellement en carbone. Le gain de poids s'élevant à une dizaine de kilos, allié à un poids initialement faible, nous nous retrouvons avec une machine de 235 kg ! Inutile de vous dire que le MT03 a un taux de montée impressionnant pour un autogire et que les performances sont bluffantes ! D'ailleurs, les 2 MT03 présents à Blois n'ont pas cessé de faire des rotations, ce qui nous a permis de bien les apprécier.

Quant au chassis, il est en inox électro-poli particulièrement brillant, on croirait qu'il est entièrement chromé !
Il faut préciser qu'Autogyro Europe émane d'une société ayant une solide expérience dans les pendulaires (de marque Eagle), et dans les hélices HTC, inconnues en France, mais dont les performances sont prometteuses. Il connaissent donc bien l'utilisation de l'inox et des composites... Il n'y a qu'à voir la qualité des soudures et des carénages pour s'en rendre compte.

Le MT03 n'a pas encore l'agrément DGAC, puisque Aircopter soumet quelques modifications mineures de la machine au fabricant allemand avant de déposer le dossier technique final. Ceci devrait être fait pour la fin de l'année, et le réseau de distribution va se mettre en place à partir de cette date.

Contacts:
Importateur -> Aircopter http://aircopter.chez.tiscali.fr/
Distributeur Ile De France: http://flyinparis.net
Distributeur à Gap-Tallard: -> ULM Light System
http://www.light-system.com/

5/ Les MAGNI:

Il est question des Magni, car, d'une part une dizaine de machines ont fait le déplacement à Blois en vol depuis la France entière, ce qui prouve que les machines sont parfaitement au point. D'autres part, Magni reste le seul constructeur à proposer une gamme complète d'autogires: du monoplace au biplace, en passant par le biplace intime, soit 4 types de machines, puis toutes les déclinaisons possibles selon les motorisations et l'équipement.

Comme on le sait, Magni est le leader sur le marché des autogires depuis de nombreuses années, et la concurrence n'entache en rien la popularité de celui-ci. La 324 ème machine a été livrée la semaine dernière, et de nombreux instructeurs font confiance à ces autogires qui se révèlent fiables, stables et dont la longévité est au rendez-vous.
Il faut dire que la structure en acier aéronautique soudé, et le choix du très onéreux Rotax 914 contribuent largement à cette fiabilité.

Concernant les inconvénients, on aura vite fait le tour: d'une part, le poids qui reste élevé (à quand le carbone ?) et qui s'explique notamment par l'acier aéronautique bien plus lourd mais beaucoup plus résistant que l'inox utilisé par ELA ou le MT03.
Le tube quille reste bien droit, alors que les concurrents l'ont "cassé" pour gagner quelques mètres au décollage et à l'atterrissage. Ce choix de Magni s'explique par le fait d'une meilleur rigidité, et soit disant par le fait qu'on ne puisse pas décoller au second régime, donc une meilleure sécurité. C'est aussi plus facile à constuire...
Les commandes sont toujours dures, volontairement durcie afin que le pilote débutant ne parte pas en oscillation.
Quant au prix, il reste élevé mais pas tant que cela si on prend en considération la longévité de la machine. Par ailleurs, pour tous ceux qui n'ont pas besoin de doubles commandes et qui souhaitent être proche de leur passager, il y a toujours possibilité d'opter pour le biplace intime M14 Scout qui vaut dans les 48.000 € TTC dans la version 100 cv, et 53.000 € TTC pour le 115 cv. Des tarifs qui restent égaux ou inférieurs à la concurrence pour un M14 plus manoeuvrable et performant que son grand frère le M16. Une opportunité qu'on a tendance à oublier...

La grande nouveauté sur le stand Magni est la présentation du M22 Voyager !
Cette machine dont la ligne est très réussie, est en fait un M16 équipé de coffres latéraux généreux (150 litres) pouvant accueillir des objets assez longs.
Il est par ailleurs équipé d'un petit réservoir d'essence d'une dizaine de litres d'essence supplémentaires, qui portent à près de 75 litres la contenance générale. Il ne s'appelle pas "Voyager" pour rien !
Méfiance tout de même par rapport au poids qui s'élève à près de 280 kg pour la machine. Si vous faites le plein et remplissez les coffres, avec un lourd passager, vous risquez fort d'être en dehors des clous de la réglementation. Mais il est vrai que ça se pratique souvent chez les multiaxes...
Au niveau des tarifs, le M22 se situe au même prix que le M16, sauf qu'il ne dispose pas des doubles commandes. Il y a possibilité en sacrifiant le réservoir supplémentaire sous le siège avant, d'installer un double manche arrière, mais pour les palonniers ça n'est pas possible pour l'instant.
Le M22 a déjà beaucoup de succès, notamment en Italie où il a été lancé en premier. Il va y avoir des M16 d'occasion sur le marché...

Dernière discrète évolution chez Magni: la fabrication des rotors a été modifiée depuis un mois. Toujours aussi lourd pour assurer une bonne inertie, j'ai eu le plaisir de l'essayer la semaine dernière et j'ai constaté qu'il n'y avait pas de vibration.

Contacts:
Importateur: Eric CHANGEUR, sté Rotavia http://rotavia.free.fr/
Distributeur Ile De France: www.raidair.com
Distributeur à Gap-Tallard: -> ULM Light System
http://www.light-system.com/

Crédits photos: A1: Michel de Bretagne, B1 à D3: http://www.magnigyro.com.au/welcome.asp

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6/ Les constructeurs amateurs:

Vu le prix des autogires biplaces neufs, la construction amateur a encore le droit de citer.
Cette année à Blois nous avons pu voir Roland Kloéti qui est venu en vol de la région parisienne avec la même machine qu'il a essayé il y a un an en version amphibie (plus d'infos). Sauf que cette fois-ci il s'est contenté des roues...

Michel DELUC a lui aussi fait le déplacement avec 1 machine monoplace et 2 biplaces dont l'une appartenant à son accolyte Jeannot COHEN dont nous avions déjà parlé à l'occasion du rassemblement de St Ciers 2004 (plus d'infos).
A rappeler pour ceux qui n'ont pas suffisament d'argent, ou qui se sentent aptes à fabriquer eux-mêmes leur autogire, Michel propose toujours ses plans. Allié à un moteur Subaru, par exemple avionné par Jos Schepers, la machine pourrait être particulièrement économique, si peu que l'on dispose de quelques centaines d'heures de patience...

Autre présence de constructeurs amateurs: Alain SURRE et Jean-Marie BOUTIN ont exposé leurs 2 gyros biplaces entièrement carénés et en côte à côte. Malheureusement, ces machines ne sont pas encore terminées, et on devrait bientôt les voir voler, sûrement au week-end du 1er mai à Angoulème. Nous en reparlerons donc bientôt !

Jean-Marie BOUTIN Jean-Marie BOUTIN Jean-Marie BOUTIN

 

Hervé TERRASSON, le 05 octobre 2005. (article modifié le 7 oct 2005, puis 10 octobre 2005)

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Vue aérienne de Blois:

Vue aérienne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alain SURRE et Jean-Marie BOUTIN:

Jean-Marie BOUTIN

Jean-Marie BOUTIN

Jean-Marie BOUTIN