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HENRI
LASCOMBES:
Henri
est l'un des "anciens" de la construction amateur d'autogires.
Il fait partie de ces gens affables et si charmants ! Il est aussi un
constructeur terriblement efficace, capable de joindre la mécanique
à l'esthétique... Mais aux questions maintes et maintes
fois posées ce week-end: Vas-tu "industrialiser" tes
machines? Quand vas-tu faire une machine biplace ? La réponse est
la même: "Je ne sais pas, mais de toutes façons, pour
devenir millionnaire dans l'autogire...il faut commencer milliardaire
!!"
Voilà, les dés sont jetés: il y a peu de chances
que vous puissiez voler avec l'une de ces machines. De toutes façons,
une telle "oeuvre" couterait dans les 20-25.000 €... et
dépendrait du bon vouloir du créateur.
Pour
l'occasion il nous a présenté deux gyros: l'un fabriqué
pour un ami et le sien, le jaune et le rouge. Lorsque j'en ai fait le
tour, le jeu consistait à en trouver les défauts... et bien,
ce n'était pas évident du tout ! Mais autour des multiples
bonnes idées, j'ai trouvé quelques bogues ! Non mais ! ils
sont terribles ces constructeurs de génie !!
Commençons
donc par les critiques, ça sera plus
rapide... Tout d'abord, ces machines ont un centre de gravité assez
bas et nécessitent un plan horizontal de bonne dimension, ce qui
n'est pas vraiment le cas. Aussi, l'une des deux était équipé
du Rotax 618 de 75 cv, ce qui paraît surpuissant pour une machine
aussi peu stable. Bref, ces machines ne sont pas destinées à
des débutants !
L'autre anomalie qui me saute aux yeux est le fait de "pincer"
ses tubes, soit pour les profiler (ex: renforts de train) ou pour en faire
des pièces fusibles (Ex: tube mât au dessus de l'articulation).
Or, pas la peine de fragiliser des pièces structurelles de l'appareil,
cela en diminue d'autant le potentiel.
Enfin, les rotules de commandes de 8 mm sont parfaitement proscrites sur
autogire !
L'ESTHETISME:
A
part ça que du bon !
D'un point de vue esthétique tout d'abord, Henri a mis une barre
de compression, qui permet, non seulement de rigidifier la structure,
mais surtout de protéger le pilote en cas de collision avec une
ligne, il est vrai qu'on vole parfois très bas en autogire ! Cette
barre a été installée aussi pour des raisons esthétiques.
En effet, sa courbure rappelle la bulle d'un hélico, d'ailleurs,
Henri va bientôt en créer une pour fermer complètement
la machine... La barre donne du volume à un autogire relativement
dépouillé, il en est de même de la petite plaque décorative
qu'on aperçoit juste derrière la roue avant.
En définitive, ces machines sont vraiment bien finies, de nombreuses
pièces sont chromées (Tel le manche), et les siège
et réservoir en composites sont du plus bel effet ! Henri a même
installé un "support à jambes"... En fait, il
a remarqué que la postion de vol en autogire était parfois
un peu fatiguante pour les jambes écartées, c'est pour cette
raison qu'il a travaillé un tube afin que ce dernier puisse tenir
les genous rapprochés. D'où une fatigue moindre... Inutile
de dire que c'est un gars du Sud !!
LA
TECHNIQUE...
En
ce qui concerne la partie technique, l'appareil est à la hauteur
! En effet, le système du prélanceur à cardans installé
au chausse pied assure, aux dires de l'intéressé, un prélancement
à 320 tours !! Malheureusement cela
ne sert pas à grand chose au delà de 270 tours puisque de
toutes façons vous êtes contraint de rouler pour acquérir
la vitesse minimum. De plus, prélancer aussi fort donne un effet
de couple qui risque de faire tourner l'autogire sur lui-même, sans
compter les contraintes de la structure... Mais la performance est là
!
Le prélanceur sert aussi de blocage du rotor au sol, avec un système
évitant un embrayage inopiné.
Autres
idées intéressantes:
le mât est en 2 parties, afin de modifier facilement le centrage
de la machine. La commande de prélancement et le frein sont placés
aux pieds du pilote, juste derrière les palonniers, avec 2 pédales
chromées du plus bel effet ! Ca a l'avantage de libérer
les mains de toutes ces commandes encombrantes. Les butées de commandes
sont en tête de mât, ce qui résoud les problèmes
à leur origine...
Engin, une astucieuse petite pièce en tôle permet de bloquer
le manche en position avant et centrale. L'avantage de ce genre de système
est de maintenir (au sol ou sur remorque) votre timonerie de commande
au neutre, et donc de préserver les rotules. L'inconvénient
de certains de ces systèmes est de pouvoir immobiliser le manche
en plein vol...glups ! Ne rigolez pas c'est déjà arrivé
!!
Or notre ingénieux Henri a trouvé la parade: Pour dégager
le manche, vous poussez la plaque pour libérer l'ergot, puis celle-ci
revient en arrière. Sur celle-ci il y a un petit décrochement
qui fait que si vous poussez le manche, celui-ci vient buter sur la plaque
empêchant l'accrochage ! Bien vu !
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Le "repose jambes":
Le
mât en 2 parties et un pincement fusible:
Une
plaque qui maintient le manche:

Le
prélanceur:

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